samedi 14 février 2009

C'est partiii !!!


C'est le jour J ! Je pars !!!

Après un mois et demi de fêtage de départ en stage, je pars enfin... et déjà ! PoL prend le train lui aussi aujourd'hui... Cette Saint-Valentin est décidément placée sous le signe des départs !!! Même si lui ne s'envolera que dimanche pour Rochester via New-York (Bon voyage PoL !!! Profite-en à fond toi aussi ! C'est les États-Unis !!!) ! Dans 24h, je serai arrivée. Ça fait tout bizarre de se dire ça... Je suis à l'aube d'une nouvelle vie !!! Mwouahahaha ! (^^)

Je vous raconterai comment j'ai réussi à transporter mes échantillons (si j'ai réussi à les transporter...), comment est mon maître de stage (je sais déjà qu'il est super gentil ! ^^), qu'est-ce que ça fait de prendre le KTX (leur TGV à eux, sûrement mieux que le notre ! ^^), de faire ses premières courses, le premier resto...

Bref, les prochains posts risquent d'être fournis !!!
J'vous fais des gros bisous français, les derniers avant 6 mois !!!

Ajaja bassha hwaiting !!! Saranghamnida !!!

mardi 10 février 2009

Et si on s’les BDXait ces échantillons ???


Premier post sur mon futur stage : mes échantillons !!!




Alors, à quoi ressemblent des échantillons d’OSL ??? Déjà, qu’est-ce que l’OSL ?



L’OSL...
Pour faire simple et parce que c’est un peu le sujet de mon mémoire, je ne vais donc pas vous y mettre mes 100 pages, l’OSL est, tout d’abord, l’abréviation de Luminescence Optiquement Stimulée. Il s’agit d’un processus de datation basé sur le principe qu’un matériau cristallin émet de la luminescence lorsque celui-ci est excité par un rayonnement lumineux. La luminescence émise est alors fonction du temps pendant lequel le matériau en question n’a pas été soumis à la lumière...
En gros, si une céramique (pour faire simple) a été enfouie pendant 1 500 ans, la luminescence qu’elle va émettre va permettre de dire qu’elle date effectivement de 1 500 ans (avec une marge d’erreur, bien sûr ! On n’est pas non plus des devins !)...
Je sais, ça paraît invraisemblable de pouvoir dater un objet archéologique juste en le plaçant sous une lumière ! Mais ça marche ! C’est d’ailleurs en grande partie pour cela que ça m’intéresse !

Mes échantillons d’OSL...
En réalité, c’est beaucoup plus complexe ! Et première différence avec mon exemple explicatif, mes échantillons ne sont pas des céramiques mais des sédiments de couches archéologiques de la transition Paléolithique Moyen – Paléolithique Supérieur... Plus précisément, du Châtelperronien... C'est-à-dire, de l’époque où l’Homme de Neandertal a fait place à l’Homme Moderne !
Comme je suis persuadée d’avoir perdu tout le monde, j’vais reprendre sur mes échantillons... Ce sont des sédiments, pour faire plus simple... de la simple terre, prélevée sous une bâche noire pour éviter tout contact avec la lumière solaire. Cette terre est enfermée dans des tubes en plomb (pour éviter les rayonnements cosmiques qui pourraient venir perturber le signal OSL... mais là, je reperds tout le monde). L’impératif, vous l’avez compris si vous avez un peu suivi, c’est qu’ils ne doivent pas être ouverts, ni exposés à de la lumière (ce qui transforme les dateurs TL et OSL en véritables taupes, vivant dans des chambres noires tout le jour durant...) !



Allez expliquer ça à la douane et aux contrôles dans l’aéroport... ça risque d’être folklo !!! D’ailleurs, le prochain post sera consacré à ma dernière formalité : les autorisations !

Bref, mes échantillons proviennent d’un site français et sont sous la responsabilité du labo de ma fac... Je dois donc les référencer soigneusement avant de les embarquer avec moi ! C’est ce qu’on appelle les BDXer... À la base, BDX est l’acronyme de Bordeaux, signalant ainsi à tout autre laboratoire que les échantillons appartiennent au labo de Bordeaux. On donne à chaque échantillon un "numéro de BDX", c'est-à-dire qu’on le renomme à partir de l’appellation BDX à laquelle on ajoute un numéro... "Attribuer un numéro de BDX à des échantillons" étant trop long, le verbe "BDXer" et tous ses dérivés sont donc apparus dans notre langage interne ! C’est un peu comme le verbe "maniper" qui n’existe pas tandis que "manipuler" est la bonne version, inutilisée car trop longue !!! ^_^

Ce n’est qu’une fois que tous les échantillons seront BDXés qu’ils pourront sortir du labo et faire plus de 9 000km avec moi pour bénéficier d’une datation OSL en Corée !!! En réalité, BDXer un échantillon, c'est pas super compliqué, il faut juste bien le faire ! ^^

Prochain post : Non, je ne suis pas une dangereuse terroriste !

lundi 9 février 2009

Le dernier sésame avant la caverne d’Ali Baba... Les billets d’avion !!!


Bordeaux-Paris
Paris-Beijing
Beijing-Seoul


Les billets d’avion... Cette preuve que, finalement, tout ça n’est pas qu’un rêve !

Au départ, je pensais faire comme pour tous mes autres billets d’avion : Internet !!! Au final, ça n’a pas été possible... Et c’est bien dommage, ça aurait été beaucoup plus simple !

En fait, je ne sais toujours pas combien de temps je vais rester en Corée... Déjà parce que ma date de début va changer en fonction de mon adaptation au décalage horaire et ensuite parce que si éventuellement, je peux m’offrir une semaine de vacances avant de rentrer en France, j’vais le faire !!! Rien de mieux pour décompresser avant la soutenance ! Il me fallait donc un billet modifiable... Apparemment, sur le net, c’est pas trop possible de faire ça. J’ai donc fait quelques agences de voyages. Pas simple de leur dire qu’à la limite, prendre qu’un aller, c’était ce qui me convenait le mieux ! Mais, pour eux, un aller simple quand on est pas Coréen, ça ne se fait pas... -_-"

Va pour un aller-retour donc ! J’veux du modifiable, du pas cher et du sympa ! Au départ de Bordeaux parce que j’en ai marre de me traîner une valise de 30kg dans le métro parisien où y a pas un escalator !

Après avoir flippée comme une malade toute la matinée sur mon visa qui, selon la c*nnasse de l’agence la plus sérieuse et la moins chère pour moi, allait jamais être là à temps, j’ai décidé de prendre quand même mes billets : Ayons foi au moins une fois dans notre vie dans l’administration !!! Juste après avoir (trop) mangé (au Thai Paradise, petit resto qui propose des menus le midi à 13€, super bons, thaïs avec le goût de là-bas, en guise d’un énième au-revoir avec Marie et Agnès... sublime, tout simplement !), je retourne auprès de l’agence, déterminée à ne pas me laisser avoir par la gr*gnasse et d’acheter mes billets ! Au passage, Mutti avait réussi à joindre l’Ambassade mais pas la personne des visas, actuellement absente... Mais bon, ils semblaient plutôt optimistes pour mon visa, en théorie !


Là, la bl*ndasse s’occupe d’une pauvre vieille qui lui prend ses billets avec assurance (52€ la petite bagatelle tout de même) ignorant que sa Carte Bleue Visa prend en charge le rapatriement... Un mec s’occupe alors de mon cas ! Ne comprenant pas pourquoi, au lieu de partir le 12, je ne partais pas le 14, même prix, mêmes conditions (ce matin, la p*tasse voulait me faire partir le 13, même si le billet prenait 600€ de plus... -_-" Elle s’était bien abstenue de me dire que le 14, c’était le même prix !!! grrr !), je choisis de jouer la carte de la sécurité !

Je pars donc... le 14 février 2009 pour la Corée du Sud, via Pékin !!! Trop la classe ! J’suis trop contente !

Mais comme ma journée avait été trop simple (tour des agences de voyages, prise de tête avec la vendeuse, l’Ambassade), il a fallu que mon paiement par CB ne passe pas ! Bah, oui, vous comprenez ! Dans ma petite banque de mon petit patelin où y a personne en ce moment dans les rues de la ville parce que tout le monde tronçonne des pins tombés partout à cause de la tempête, et bien dans cette petite banque là, mon transfert monétaire de mon Livret Jeune sur mon Compte Courant n’a pas encore été traité ! Et qu’il le sera, piouf ! dans 2 jours ! Bon, là, j’avoue que j’ai pété un câble... tout en restant correct mais j’ai gentiment fait comprendre que c’était un billet d’avion que j’achetais, pas 3 briques de lait ! Et qu’en plus, c’était la dernière place sur les différents vols et que si je perdais cette place, j’pouvais plus partir ! Et qu’ils étaient au courant quand même que je pars en Corée, j’avais rendez-vous avec eux le vendredi pour m’endetter !

Bref, après avoir obtenu un "j’m’en occupe ce soir, vous pourrez l’acheter demain", une négociation avec le vendeur ("j’vous laisse un chèque, j’passe demain à l’ouverture vous payer le reste en CB !" - oui, parce que j’avais réussi à en payer 200€ sur 1110€ tout de même), ma place était réservée pour Seoul !!! Le lendemain matin, je réglais enfin mon billet, obtenais tous les renseignements...

C’est officiel : JE PARS EN CORÉE DU SUD !!!

Prochain post semi-stage et semi-formalité : Et si on s’les BDXait ces échantillons ???

samedi 7 février 2009

Commençons notre vie par des dettes... le prêt étudiant !

(Petite précision concernant cette image... Je soupçonne Google de me créer un profil en fonction des recherches que je fais... Parce qu'en tapant Won, j'suis tombée sur Si Won des SuJu ! ^^)

24 ans et déjà endettée...


Comme je l’ai dit au post sur la bourse de la mobilité, on ne peut pas vraiment compter sur elle pour éviter les découverts... Seule solution (et pourtant, j’en ai fait des études de solutions...) : le prêt étudiant...
Perso, ça ne m’enchante absolument pas de devoir des sous à qui que se soit et encore plus à une banque qui va m’en réclamer encore plus... J’suis un brin "anti-système" avec ça. L’année dernière, mon "conseiller" (c’est là d’ailleurs que j’ai appris que j’avais un conseiller...) m’a fait tout un speech sur le prêt, sa nécessité et bien sûr, que ce n’était en rien une arnaque... Soyons clairs, je ne l’ai absolument pas cru et je ne le crois toujours pas ! Le prêt, y a rien de mieux pour se foutre dans la m*rde du style interdit bancaire voire même avec un dossier de surendettement sur le dos ! Notamment quand on est étudiant et qu’on n’a pas de revenus...

Mais bon, j’me suis retrouvée à en contracter un, quand même, et bien malgré moi... J’aurais pu faire autrement, j’peux vous jurer que je l’aurais fait ! Si seulement la bourse de mobilité était une vraie bourse, tombant tous les mois... Enfin, bref...

Après avoir étudié soigneusement comment ça allait se passer (suffit de lire 2-3 trucs sur Internet, comme sur le site de L’Étudiant, par exemple...), j’ai fait un prêt de 4 000€, à 3,80% (ouais, je sais, ça fait quand même...) avec une franchise partielle de 24 mois (seuls les intérêts seront payés pendant cette période) puis un remboursement du capital brut après ces 24 premiers mois pendant 24 autres mois... À 24 ans, me voilà donc endettée à hauteur de 4 années !!! Fort heureusement, j’ai la possibilité de rembourser par anticipation, ce que je compte bien faire !!!

En attendant, j’vais essayer de placer ce petit monde, histoire de gagner un peu de sous pour au final ne pas en perdre (parce que faire un prêt, ce n’est pas gagner des sous mais en perdre ! Sinon, le taux est à 0% et ça, ça n’existe pas !!! ^_^) ou, du moins, en perdre le moins possible !

Le plus dur : ne pas craquer à tout bout de champ une fois que je serai en Corée !!! Et ça, c’est pas gagné... ^_^



Prochain post : Le dernier sésame avant la caverne d’Ali Baba... Les billets d’avion !!!

mardi 3 février 2009

La bourse de mobilité...

AquiMob

Parlons maintenant d’AquiMob... Pas réellement un sésame, plutôt une formalité nécessaire pour tous les étudiants dont les parents ne s’appellent pas Crésus...

Grand progrès de la part du CROUS et de la région de l’Aquitaine, AquiMob (ou Aquitaine Mobilité) permet de résumer toutes les demandes d’aide pour un séjour à l’étranger de plus de 3 mois en UN SEUL DOSSIER !!! Admirons cette initiative et souhaitons lui longue vie (et surtout succès... loin de moi l’idée même de penser qu’au lieu de prétendre à 2-3 aides, on ne prétend plus qu’à une seule et que donc on se fait enfler...) !

Petit résumé de ce qu’il faut savoir pour bien remplir son dossier AquiMob :
Bon, déjà, il faut savoir que c’est trop tard pour cette année 2008-2009 ! Le dépôt des dossiers de candidature s’est clos début janvier tout comme la demande sur Internet...
Ensuite, il faut franchir la première étape qui est...

La demande par Internet !!!
Sur le site d’AquiMob, il faut remplir presque toutes les cases (oui, même le responsable des Relations Internationales, même si vous n’en avez aucune idée !!!) et il est bon de noter que le site N’ENREGISTRE PAS les données au fur et à mesure ! Si vous ne faites pas tout d’un coup, vous devrez recommencer...
Donc, prenez le temps de suivre ces petits conseils...

1) Munissez-vous de l’adresse de votre lieu de stage,
2) de l’identité complète de votre maître de stage (avec email, téléphone et fax).
3) Préparez une lettre de motivation ! Oui, je sais... "Bonjour, je fais un stage à l’étranger, j’ai besoin de sous, vous en proposez donc je vous en demande..." Faut juste le tourner en mieux ! ^_^ Essayez d’y développer votre sujet de stage un petit peu, pour montrer le sérieux de votre demande... Enfin, j’suis sûre que vous savez tous faire une lettre de motiv’ quand même !
4) Déterminez la durée de votre stage ! Enfin plus exactement, les dates de votre stage (oui, encore le fameux serpent dont dépend notre convention et notre visa...), restez cohérents avec celles de votre convention ! Même si ce qui importe, c’est la durée...
5) Appelez vos parents pour leur demander à combien s’élève le "revenu brut global de votre foyer fiscal de rattachement", ça peut être utile de le connaître avant de commencer votre demande sur le net parce que, je le rappelle, AquiMob n’enregistre pas les infos déjà rentrées !
6) Un RIB, on vous demandera d’entrer les numéros qu’il porte !

Une fois la demande remplie, vous devrez l’imprimer pour commencer la deuxième étape...

Le dossier papier !!!
Félicitations ! Vous avez triomphé face à la première étape ! Votre mission si vous l’accepter est de constituer votre dossier papier, seul à être considéré pour votre admission à la bourse !!!
Pour cela, il faut (encore) réunir plein de choses, plus ou moins délicates...

1) Des RIBs (cette année, c’était 3... me demandez pas pourquoi autant !),
2) Votre CV, le tout joli que vous avez mis 3h à remplir pour faire style alors qu’au final, entre le babysitting au black et votre job de caissière l’été, il est très... vide !
3) L’avis d’imposition du fameux "foyer fiscal de rattachement" (pour une demande en 2008-2009, il fallait celui de 2006)...
4) Votre convention de stage, du moins, une photocopie (où un scan imprimé, lorsqu’elle est à 9 000km, à 2 jours de la fin du délai de dépôt du dossier) ! Signée, bien sûr ! Avec toutes les signatures, même celle de Corée, avec les tampons et tout, et tout ! Même celle du prof’ responsable des stages qui évite tout contact estudiantin depuis que les demandes de convention sont apparues !
5) L’attestation de bourse du CROUS pour les *heureux* bénéficiaires.
6) Le super budget prévisionnel de votre stage : frais de voyage (vaccins, visa, billets d’avion, de train... pensez à tout ce qui pourrait faire gonfler la note ! L’objectif est de montrer que vous avez besoin de sous !!!) et frais de séjour (loyer, bouffe, transport sur place (bus, trains, trams et métros) et n’oubliez pas la catégorie « divers » où vous mentionnerez l’accès à Internet, le téléphone... mais qui en fait correspond à « ciné, fringues, resto, beuveries... » mais ça fait quand même moins sérieux !).
7) Les points de charge, du style... les certificats de scolarité des frères et sœurs, l’extrait du jugement de divorce de vos parents...

Si vous parvenez à réunir tout cela dans les temps (surtout la convention de stage !!!), une simple signature au bas de l’impression du dossier Internet, une pochette plastique pour contenir tout ça et zouh ! au bureau qui s’en occupe (harcelez le BRI, Bureau des Relations Internationales, pour savoir où il se cach... euh, trouve !) !!!

Félicitations, vous venez d’accomplir la seconde étape !!! Votre destin n’est plus entre vos mains, il advient aux autorités supérieures des commissions de se réunir et de juger si vous avez vaillamment combattu et si vous méritez d’obtenir la bourse 500 rubis, indispensable à votre quête pour sauver le monde de la dévastation et du Mal (promis, j’arrête avec les jeux vidéos et plus particulièrement avec Zelda... -_-‘’) !!!

Dernière chose à retenir : Si vous obtenez la bourse, vous ne le saurez qu’après avoir commencé votre stage... Bah oui, vous ne croyiez tout de même pas que ça allait vous empêcher d’affronter le Big Boss de la fin ? Le Ganondorf des finances, votre banquier ??? Cette bourse, d’après ce que j’ai compris, est plutôt un remboursement de vos dettes qu’un "salaire", un "revenu" ou même... une "bourse" !

Prochain post : Commençons notre vie par des dettes... le prêt étudiant !

lundi 2 février 2009

Et la convention de stage alors ???

Ce qu'il y a de drôle avec les formalités administratives, c'est qu'elles sont comme le serpent qui se mord la queue... Sorte de cercle infernal dont il n'est possible de sortir qu'en tirant dans le sens opposé où il vous entraîne !
Un des plus beaux exemples est la fameuse convention de stage ! Autre sésame qu'il est nécessaire de décrocher lorsqu'il s'agit de partir en stage ! Parce que c'est pas tout d'avoir trouver un stage, il faut que TOUT le monde soit d'accord !
Par "tout le monde", j'entends :
- le stagiaire (normalement, ça, c'est pas le problème ^^),
- le maître de stage (en général, si vous avez trouvé votre stage, c'est que le maître de stage est ok, sinon, vous n'avez rien du tout),
- l'administration de la fac.
Voilà les 3 principaux acteurs d'une convention. Ensuite, il faut compter sur :
- les parents (c'est quand même plus pratique lorsqu'ils approuvent...),
- vos profs (parce qu'à la base, le stage vous permettra d'obtenir votre diplôme et c'est, mine de rien, au bon vouloir de vos profs).
Une fois que tout ce petit monde est au courant et ok, il faut signer la convention... Ça a l'air de rien comme ça mais au final, c'est toute une aventure !
Il faut tout d'abord... remplir la demande de convention de stage !!!
Pour cela, le plus pratique, c'est de remplir la partie qui nous concerne directement et de renvoyer le bébé à notre super maître de stage qu'on finit par idéaliser tellement il semble concerné et heureux de l'être ! En théorie, que des renseignements simples : noms, prénoms, adresses, téléphones du stagiaire, du maître de stage... Vient les dates du stage ! Là, c'est facile en théorie... En pratique, c'est beaucoup plus compliqué ! Car le stage dépend du visa... et le visa, on l'a vu, c'est pas évident à obtenir ! Et surtout pour l'avoir, il faut donner les dates du stage... Le serpent qui se mord la queue, vous le voyez maintenant ?
Une de mes solutions a été de poser des dates aléatoires, un minimum réfléchies, en accord avec la durée et l'estimation de toutes les m*rd*s qui peuvent survenir administrativement... Pour moi, ça sera du 2 février (soit aujourd'hui) au 2 août avec possibilité d'extension...
Bon, mon exemple montre la limite de cette méthode puisqu'aujourd'hui, date officielle du début de mon stage, je suis belle et bien en France... à attendre l'autre précieux sésame qu'est le visa...
L'essentiel étant tout de même d'avoir vaincu le serpent, la convention (en anglais, grande première pour mon UFR... -_-") est établie avec votre attestation d'assurance responsabilité civile, prête à être signée par les 3 acteurs ! Aussitôt dit, aussitôt fait ! Enfin, en ce qui concerne le stagiaire...
La deuxième étape, celle qu'on pense être la plus logique : la signature de l'administration ! C'est-à-dire de la directrice de l'UFR (rah, je l'adooore !!! ^^) et du professeur responsable des stages (no comment... ce mec est tellement inexistant que pour obtenir une signature, il faut prendre rdv et pour obtenir un rdv, il faut lui donner une bonne raison de répondre à vos mails et donc d'avoir quelque chose qui l'obsède : votre photo d'identité pour son trombinoscope !!!). Mais, comme l'administration est généralement anit-logique, il faut tout d'abord que la convention soit signée par le maître de stage... Donc, en théorie, envoi de 9 000km aller pour une signature, un coup de tampon (tellement important le tampon même si on ne comprend pas pourquoi... -_-" si important que sans, ça annule une convention... et on recommence !!!) et un retour de 9 000km... Tout ça prend du temps ! La Poste va vite mais n'exagérons rien !
Une fois qu'elle est bien signée, on peut enfin courir après notre fantôme de prof responsable des stages, la directrice étant un ange, toujours dispo, elle, sa signature n'a été qu'une formalité ! C'est là qu'intervient la technique de "j'ai quelque chose dont vous avez besoin pour justifier votre salaire, signez ici et je vous la donne..." ^^
Pour finir, vous devez renvoyer un exemplaire à votre maître de stage (re 9 000km), en donner un à l'UFR et un que vous gardez précieusement !
Félicitations, vous êtes conventionné !!!
Mais tout cela serait trop facile s'il n'y avait pas ce grand ennemi : le temps !!!
Parce que, chose dont je n'ai pas encore parlée, vous postulez en plus à... une bourse de mobilité !!! Mine de rien, la Corée, c'est pas la porte à côté !
Et comme le prochain post vous l'apprendra, pour constituer le dossier de demande de bourse, il vous faut une photocopie de votre convention signée (on pourrait y mettre un s tellement elle arbore des signatures longues à obtenir !) !!! Et comme l'objectif d'une bourse, c'est d'être reçue par le moins d'étudiants possible, les délais pour constituer ce dossier sont évidemment ridicules ! Ce qui complique votre affaire ! Parce que si parfois le décalage horaire, ça a du bon, 9 000km, c'est quand même plus loin et donc plus long à relier postement...
Consciente que tout cela n'est pas possible ayant eu mon stage tard, et donc ma convention tard, j'ai décidé une fois de plus d'aller dans le sens inverse du serpent ! C'est-à-dire faire signer sa convention par l'administration avant le maître de stage ! En expliquant l'objet d'une telle requête à ma directrice d'UFR, dans la journée, j'avais récolté les 2 signatures (même celle du prof' aux abonnés absents, un miracle !) ! Quelques jours plus tard, beaucoup de sous en moins, mon maître de stage me la signait...
Problème : la deadline du dossier est dans 3 jours... et même ChronoPost ne peut rien pour moi...
L'Internet étant l'invention du siècle (précédent d'ailleurs...), la demande de bourses n'exigeant qu'une photocopie, je demande à mon maître de stage de me scanner un exemplaire avant de me les renvoyer... Un petit tour par l'imprimante et hop !!! Le serpent est une fois de plus vaincu !
Vous êtes donc enfin conventionné et fier de l'être !
Prochain sésame : la bourse de mobilité...

Visa ou visa pas ?

Une des préoccupations, lorsqu'on part, c'est le "visa"... Ce sésame qui permet d'entrer sur un territoire étranger. Parfois simple à avoir, parfois plus compliqué... Parfois même beaucoup plus compliqué !
L'essentiel, tout d'abord, c'est de s'assurer qu'on ait besoin ou non d'un visa ! Oui, parce que pourquoi s'embêter en formalités administratives alors qu'on peut s'en passer !
Pour le cas de la Corée, pour un séjour de moins de 3 mois (90 jours), aucun visa n'est nécessaire (pour les ressortissants français, du moins ^^). Pour au-delà, ça commence à se compliquer... Surtout dans mon cas !

J'ai eu beau aller farfouiller sur le site du MOFAT (ouais, je sais, ça fait très terroriste comme nom... en réalité, c'est l'acronyme de Ministry of Foreign Affairs and Trade) et la fiche Corée du Sud du site Conseils aux voyageurs du Gouvernement, c'est pas évident de comprendre... Du coup, j'suis passée en mode téléphonique...

Quelques coups de fils plus tard, quelques mails avec mon maître de stage et j'ai compris qu'il fallait constituer un dossier auprès du Bureau d'Immigration en Corée du Sud (à la base, c'est là où on veut aller... mais bon, j'dis rien...). Pour cela, prenez le temps de rassembler quelques éléments de base :
1) un maître de stage motivé pour vous aider et remplir les 3/4 de vos obligations administratives coréennes car, avouons-le, il a cette capacité incroyable de parler parfaitement le Coréen et de le comprendre tout aussi bien ! De plus, il devient traducteur anglais après sélection des données qui m'intéressent directement !
2) de la patience,
3) une bonne dose de courage...
J'explique pour le courage, la patience, ça tombe sous le sens que ça demande du temps... Comment ça, non ? Ok, j'explique !
Il faut tout d'abord constituer le dossier, qu'on appellera "le dossier coréen". Pour cela, la dose de courage s'impose puisque j'ai dû envoyer l'original de TOUS mes diplômes depuis le Bac (Bac compris) afin qu'ils fassent eux-mêmes les photocopies (ils veulent s'assurer que les photocopies qu'on leur fournit ne sont pas trafiquées...) et qu'un traducteur officiel traduise officiellement ce qu'ils disent ! Bon, à part le fait que je suis actuellement sans diplôme, du moins sans preuve que je suis effectivement diplômée, outre les scans que j'en ai fait, et si on ne tient pas compte du fait que je les ai envoyés à 9 000kms de là, par la Poste (ChronoPost tout de même...), avec le risque qu'ils se perdent, il n'y a aucune raison de paniquer et d'être courageuse... Ah, n'oubliez pas de rester zen lorsque tout le monde vous dira "Ah mais t'es folle et s'ils se perdent ? C'est les originaux..." Oui, parce que tout le monde croira, à ce moment-là, que vous n'avez pas encore analysé la situation dans laquelle vous êtes... Enfin, bref...
Avec cela, ajouter une dose d'administratif : notes depuis le bac, certificat de scolarité, justificatifs de bourses, relevés bancaires et autres du même genre...
Une fois ce dossier déposé par votre maître de stage dont vous commencez à être admirative tellement il se démène pour vous, il faut bien 15-20 jours pour obtenir un numéro... que ledit maître de stage vous communiquera aussitôt (un sms sur votre portable pour vous dire qu'il vous a envoyé un mail pour vous dire qu'on a enfin obtenu le précieux numéro !!!) ! Ce numéro est à fournir à l'Ambassade de Corée à Paris (oui, oui, le dossier qu'on constitue en Corée, c'est juste pour donner un numéro à l'Ambassade en France...) avec "le dossier français"...
Vous devrez alors rassembler :
1) le formulaire du MOFAT à remplir (si vous ne comprenez pas un mot de Coréen, vous avez la traduction en Chinois... et si vous ne comprenez pas un mot de Chinois, vous avez la traduction en Anglais... et si vous ne comprenez pas un mot d'Anglais en ne comprenant pas un mot de Coréen, abandonnez l'idée d'aller en Corée avec un visa !)... Ah, il est précisé de le remplir le plus précisemment possible alors que l'espace est... minimum (j'adore particulièrement le "Purpose of entry, describe fully" avec juste 2cm de blanc derrière... de quoi écrire "Training" et c'est tout... -_-"),
2) le numéro du "dossier coréen",
3) un chèque de 40€ (me demandez pas pourquoi cette somme, je n'en sais rien) à l'ordre de l'Ambassade de Corée,
4) une photo d'identité en couleur de 35mm sur 45mm (no panic, il s'agit du format classique),
5) une enveloppe pré-timbrée en recommandé pour le retour de votre...
6) passeport !

Le visa sera alors obtenu sous 4 jours (au téléphone, ils te disent que le mieux, c'est venir sur place, ça prend alors 4 jours... parce que par courrier, ça prend 4 jours aussi mais c'est plus long... Oui, je sais, c'est pas logique... d'un autre côté, c'est asiatique ! Je pense donc que nous ne pouvons juste pas comprendre !)...
J'attends actuellement de le recevoir (dans une semaine tout pile normalement, tout dépend de combien de temps est le "4 jours mais c'est plus long" de l'Ambassade...). J'ai hâte !!! Cela lancera officiellement mon départ imminent pour le Pays de Lee Jun-ki !!!
Petite précision : Lors du remplissage du formulaire du MOFAT, on nous demande la "classification" de notre passeport... Si là, vous lisez parfaitement l'hangeul ou les idéogrammes, cela ne vous posera aucun problème... Pour les autres, les termes DP, OF et OR peuvent ne pas couler de source... Alors sachez que :
1) DP signifie DiPlomatique,
2) OF signifie OfFiciel,
3) OR signifie ORdinaire...
Dans la plupart des cas, je peux parier que le votre sera donc OR !!! ^^